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Brussels Deal : Ahmed Laaouej dénonce le désengagement brutal et inhumain du Gouvernement fédéral

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Le Ministre bruxellois de l’Action sociale, Ahmed Laaouej, dénonce la décision unilatérale du gouvernement fédéral de supprimer 300 des 2.000 places d’accueil prévues dans le cadre du Brussels Deal. Prise sans concertation réelle avec les autorités bruxelloises et imposée dans des délais intenables, cette décision place aujourd’hui la Région et les acteurs du secteur devant le fait accompli. Cette annonce a pour conséquence la fermeture, dès le 1er août, du Centre Amran géré par BelRefugees. Fermer un centre d’accueil en trois semaines ne relève pas d’une gestion sérieuse. C’est une décision brutale, qui méprise à la fois les travailleurs, les personnes accueillies et les institutions chargées d’en gérer les conséquences.

21 professionnels socio-éducatifs qualifiés perdront leur emploi au 31 juillet. Des jeunes adultes et des mineurs étrangers non accompagnés devront quitter précipitamment un cadre d’accueil dans lequel leur accompagnement avait pourtant été stabilisé.

Le Gouvernement fédéral ne peut pas prétendre mener une politique d’accueil responsable tout en supprimant des capacités du jour au lendemain, sans solution de continuité et sans se préoccuper des conséquences humaines.

Cette suppression de places provoquera inévitablement un report vers les dispositifs bruxellois d’aide d’urgence et de lutte contre le sans-abrisme, déjà fortement saturés.

En réduisant ses propres capacités, le Gouvernement fédéral ne réalise pas une économie : il transfère simplement la charge humaine, sociale et budgétaire vers Bruxelles.

Ahmed Laaouej refuse que la Région, la COCOM, les associations et les travailleurs sociaux soient contraints de compenser les choix budgétaires du Fédéral : « Le Gouvernement fédéral se désengage et voudrait que Bruxelles assume seule les conséquences de ses décisions. Ce n’est ni acceptable ni responsable. On ne ferme pas 300 places d’accueil avec vingt jours de préavis, en abandonnant 21 travailleurs et des dizaines de personnes vulnérables à l’incertitude. Bruxelles ne sera pas la variable d’ajustement d’une politique fédérale de démantèlement de l’accueil ».