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Attaques racistes de hooligans brugeois : la Région bruxelloise se constituera partie civile

Publié le

À l'initiative d'Ahmed Laaouej, Ministre bruxellois des Solidarités et de l'Égalité des chances, le Gouvernement de la Région bruxelloise a décidé de se constituer partie civile dans la procédure judiciaire relative aux violences racistes commises le 4 mai 2025 à Bruxelles par plusieurs hooligans du Club de Bruges.

En marge de la finale de la Coupe de Belgique, plusieurs individus avaient quitté les itinéraires prévus pour les supporters afin de se rendre dans différents quartiers de Bruxelles. Des habitantes et habitants ont été pris pour cible en raison de leur origine réelle ou supposée. Des commerçants ont été agressés, des femmes insultées et violentées, et plusieurs personnes ont été grièvement blessées.  Plusieurs prévenus devront répondre devant le tribunal correctionnel de faits de coups et blessures aggravés par un mobile raciste.

En décidant de se constituer partie civile, la Région bruxelloise entend faire reconnaître le préjudice qu'elle estime avoir personnellement subi. Au-delà des victimes directes, ces violences ont porté atteinte aux intérêts institutionnels de la Région, à son image de capitale ouverte et inclusive ainsi qu'aux politiques qu'elle mène quotidiennement en faveur de l'égalité des chances, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. Elles ont également nécessité une mobilisation exceptionnelle des pouvoirs publics et profondément ébranlé le sentiment de sécurité de nombreuses Bruxelloises et de nombreux Bruxellois.

Ahmed Laaouej, Ministre bruxellois des Solidarités et de l'Égalité des chances : « Le 4 mai 2025, ce ne sont pas seulement des citoyens qui ont été agressés parce qu'ils étaient perçus comme étrangers. C'est Bruxelles elle-même qui a été visée. Lorsqu'on organise des expéditions violentes à caractère raciste dans nos quartiers, on s'en prend à notre Région, à son vivre-ensemble et aux valeurs qui la fondent. La Région a donc toute sa place dans cette procédure pour faire reconnaître le préjudice qu'elle a subi. » 

Par cette démarche, le Gouvernement bruxellois affirme qu'il ne peut y avoir aucune tolérance face aux violences motivées par la haine. La lutte contre le racisme ne se limite pas aux déclarations de principe : elle implique que les institutions utilisent tous les instruments juridiques à leur disposition pour défendre les valeurs d'égalité, de dignité et de respect qui fondent notre démocratie. 

La constitution de partie civile ne préjuge ni de l'issue de la procédure pénale ni de l'appréciation des juridictions quant à sa recevabilité. Elle marque toutefois la volonté de la Région de défendre ses intérêts propres et d'adresser un message clair : les violences racistes n'ont pas leur place à Bruxelles.