5 questions à Cristina Lopes, IS Engineer chez Paradigm
Cristina Lopes occupe le poste de IS Engineer au sein de Paradigm. Dans un monde où les systèmes d’information sont au cœur de la performance, de la sécurité et de l’innovation, son rôle est essentiel pour garantir la fiabilité et l’évolution des infrastructures technologiques de Paradigm. Au-delà de ses compétences techniques, son parcours illustre la diversité des profils et des talents qui façonnent aujourd’hui le secteur de la tech – un domaine en constante transformation et riche en opportunités.
- D’où est venue ton envie de travailler dans la tech ?
Honnêtement… ça ne vient pas d’une « envie » au départ !
La tech s’est plutôt invitée sur mon chemin. J’ai toujours été à l’aise avec les ordinateurs, à dépanner mon entourage, à bidouiller pour comprendre comment ça marche. Rien de prémédité, mais une évidence qui s’est imposée naturellement : je suis douée, j’aime ça, et je me suis rendu compte que je me sentais vraiment bien dans cet univers.
- Ton parcours : comment es-tu devenue IS Engineer chez Paradigm ?
À l’origine, j’ai étudié le graphisme. Très vite, j’ai réalisé que ce n’était pas fait pour moi. Pendant une période de recherche d’emploi, j’ai reçu par hasard un email me proposant une formation chez Interface3. Je ne savais même pas que c’était réservé aux femmes ! Curieuse et déjà attirée par l’informatique, même sans l’avoir encore exprimé clairement, je me suis dit « pourquoi pas ? ». J’ai passé le test d’entrée, je l’ai réussi, et je me suis lancée. Un an de formation, suivi d’un stage au CIRB, devenu aujourd’hui Paradigm. Le stage s’est super bien passé, j’ai adoré l’équipe et les missions… alors j’ai tout fait pour décrocher un poste.
- Interface3 : qu’est-ce que cette formation t’a apporté ?
Interface3 est un centre de formation dédié aux femmes qui souhaitent se lancer dans l’informatique — un environnement qui encourage, dédramatise et ouvre la porte à un secteur où elles ne vont pas naturellement. J’y ai suivi une formation en infrastructure et réseaux : Active Directory, permissions, réseaux, DHCP, gestion des machines… Un programme très large, même si en pratique, en entreprise, on ne touche pas à tout. Mais surtout, c’est une formation qui m’a permis de me découvrir : comprendre, creuser, tester, réparer… exactement ce que j’ai toujours aimé faire. Et c’est ce qui m’a amenée vers mon premier poste chez Paradigm.
- Comment ton métier a-t-il évolué depuis ton entrée chez Paradigm ?
J’ai été engagée comme IT Technicienne, à une époque où l’équipe était encore petite. J’ai touché à énormément de choses : DNS, proxys, création de serveurs virtuels, support sur les grands services offerts par Paradigm.
Puis un collègue m’a initiée à la gestion des bases de données. Ce n’était pas du tout dans ma formation, mais j’adore apprendre — alors je me suis prise au jeu. Quand il est parti, je me suis retrouvée à gérer tout l’univers des bases de données. C’est la partie la plus cachée de l’iceberg, celle que les utilisateurs ne voient jamais, mais qui fait tourner absolument tous les services.
Depuis l’arrivée d’Atos il y a environ 4 ans, mon rôle s’est un peu transformé : je supervise davantage que je ne manipule. Mais la technique reste ce qui me passionne le plus.
- Quels conseils donnerais-tu aux jeunes femmes qui veulent se lancer dans la tech ?
D’abord : n’ayez pas peur.
De l’extérieur, l’informatique peut ressembler à un monde magique ou inaccessible. Mais la vérité, c’est qu’on n’a pas besoin de tout comprendre d’un coup. On commence quelque part… et on avance.
Ensuite : être une femme n’est absolument pas un frein. On n’est ni moins capables, ni moins légitimes. Parfois même, notre minutie ou notre sens de l’organisation peuvent être un atout.
Et surtout : si les femmes sont encore peu nombreuses dans la tech, c’est parce qu’on ne les y pousse pas depuis l’enfance. Les jouets, les discours, les attentes… tout est encore un peu genré. Ça évolue, heureusement, mais il faut continuer. L’informatique, les maths, la logique : ce sont aussi des terrains de jeu pour les femmes !
C’est un domaine en mouvement permanent, où l’on apprend sans cesse. Et c’est ce qui en fait un métier passionnant.
Nous remercions Cristina pour cet échange passionnant. Son parcours rappelle qu’en tech, rien n’est jamais figé : la curiosité ouvre des portes, la formation donne des ailes.