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Conteneurs enterrés : les premiers résultats de l’étude bruxelloise sont connus

Renforcer le service et la propreté urbaine, améliorer la qualité de vie des Bruxellois·es, augmenter la politique de tri ainsi que diminuer la quantité de déchets, tels sont les objectifs principaux de la politique de propreté urbaine menée sous cette législature. C’est donc, dans ce cadre-là qu’à la demande du Ministre bruxellois de la Propreté publique, l’Agence Bruxelles Propreté a lancé, en septembre dernier, une étude des performances de la collecte des déchets via conteneurs enterrés. Cette étude, faisant partie intégrante de la stratégie régionale de propreté Clean.brussels, a pour but de préciser de manière plus détaillée la faisabilité opérationnelle d’une telle conversion et de s’interroger sur les modalités de sa mise en œuvre éventuelle.

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« Peu importe l’option choisie pour la gestion de nos déchets, l’objectif est qu’elle offre un meilleur service aux Bruxellois·es, qu’elle garantisse les meilleurs taux de collecte et de tri possibles et qu’elle renforce la propreté urbaine », introduit le Ministre bruxellois de la Propreté publique. 

Les premiers résultats de cette étude, qui seront encore discutés avec l’ensemble des communes, comportent une analyse des retours d’expériences de collecte des déchets en conteneurs enterrés menées dans d’autres villes européennes comparables à la Région (Anvers, Barcelone, Rotterdam, Florence, Hambourg et Porto). L’objectif initial de ce benchmark était d’explorer les enseignements pouvant être dégagés des expériences des autres villes, afin de les comparer à l’analyse du système en vigueur à Bruxelles qui constitue la prochaine phase de l’étude

S’il est prématuré de tirer des conclusions définitives quant aux « espaces tri » sur la base de cette première phase de l’étude, il est possible de mettre en lumières certains éléments quant à leur utilisation, leur avantages, mais aussi leurs limites, en comparant les points de convergences identifiés dans les différentes villes étudiées.

L’un des enseignements importants de l’étude est que l’impact des conteneurs enterrés est à nuancer et dépend de nombreux éléments : contextuels (typologie de logement, densité, cohésion sociale, etc.), liés à la situation préexistante (type et modalité de collecte), mais aussi et surtout aux détails de leur mise en œuvre (modalité d’accès, proximité, dispositifs de suivis, etc.) et aux autres instruments déployés lors de leur mise en œuvre (communication, incitations, …).

Concrètement, cette première partie de l’étude confirme les points positifs suivants :

  1. Les conteneurs enterrés offrent une solution flexible et confortable pour les habitants ou les bâtiments disposant de peu d’espace de stockage pour trier leurs déchets ;
  2. Les conteneurs enterrés permettent de désencombrer les trottoirs des sacs ou bacs de collecte, avec des avantages en termes de circulation des piétons et de propreté.

L’analyse des cas d’étude fait apparaître un certain nombre de limites et de points d’attention qui sont communs à tous les cas d’étude, notamment :

  1. La difficulté d’identifier des emplacements pour les disposer ;
  2. Les espaces tri avec conteneurs enterrés nécessitent d’importants coûts d’investissement et d’entretien ;
  3. Les dépôts sauvages semblent être un problème récurrent des espaces-tri et des conteneurs. S’ils semblent ne pas se manifester autour de chaque espace-tri, toutes les villes analysées ont fait remonter ce problème ;
  4. Performances de tri : même si les espaces tri peuvent apporter un plus grand confort d’utilisation aux habitants, il n’est pas dit que ceci se traduira par une augmentation des performances de tri. Les performances de tri semblent dépendre des détails de la mise en œuvre des espaces-tri (notamment l’ouverture commandée, la proximité, ou les ouvertures différenciées, qui sont perçues par différents cas d’étude comme essentiels).

Le succès des espaces tri sous forme de conteneurs enterrés dépend très largement des détails de leur mise en œuvre et de la qualité du service, mais aussi des instruments complémentaires mis en œuvre pour promouvoir les gestes de tri : information et communication directe, suivi et contrôles, … La prochaine phase de l’étude devra analyser dans le détail comment et à quel coût il sera possible de garantir un haut niveau de qualité à Bruxelles, à même de remplir les objectifs.

Les prochains résultats de l’étude seront connus d’ici l’été 2024. Le futur rapport évaluera notamment les résultats des conteneurs déjà installés dans la Région et les moyens de les améliorer. Il s’agira ensuite de réaliser une évaluation des risques et des opportunités du déploiement de ce mode de collecte dans les divers types de quartiers ou d’habitats à Bruxelles.

Pour rappel, une grande partie des déchets des ménages bruxellois (environ 24%) sont déjà collectés en « conteneurs de tri à roulettes », notamment dans les immeubles de grande taille, et des conteneurs enterrés ont aussi été déployés en Région bruxelloise, en vue de tester les conditions dans lesquelles on obtient une efficacité suffisante en matière de collecte, de tri et de propreté aux abords des conteneurs. En effet, depuis 2018, la Région installe des conteneurs enterrés dans les nouveaux quartiers, en fonction de certains critères : le statut des utilisateurs (uniquement à destination des ménages), le nombre de logements, l’accessibilité pour les camions de collecte, etc. 

Dans le cadre du développement de cette étude, Bruxelles-Propreté implique de nombreuses parties prenantes, notamment les communes bruxelloises, Fost Plus, Bruxelles Environnement, Bruxelles-Mobilité ainsi que Perspective. Une fois l’étude finalisée, si elle conclut à l’intérêt d’étendre le développement de ce dispositif en Région bruxelloise, Bruxelles-Propreté précisera de manière plus détaillée la faisabilité opérationnelle d’une telle conversion et les modalités et coûts de sa mise en œuvre. Le projet sera alors sur la table des négociateurs d’un prochain accord de gouvernement.