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Moins de voitures aux abords d'écoles

83 % des écoles bruxelloises montrent une augmentation progressive des modes actifs et de la marche.

Publié le

Chaque établissement scolaire bruxellois doit transmettre tous les trois ans ses données de mobilité à Bruxelles Mobilité. L’analyse de la période 2022‑2025 confirme une dynamique encourageante : les trajets en voiture diminuent, tandis que les déplacements actifs et en transports publics gagnent du terrain. Cette évolution est d’autant plus visible dans les écoles disposant d’un plan de déplacements scolaires (PDS), outil structurant visant à accompagner les élèves, les enseignants et les parents vers des habitudes de mobilité actives et sûres.

Une progression marquée de la mobilité active

En résumé, en 2025 dans le fondamental, 32,4 % des élèves vont à l'école en voiture ou covoiturage (contre 35,5% en 2023) et 45 % en modes actifs (contre 43% en 2023).

Ces résultats montrent plus spécifiquement une hausse notable de l’usage du vélo, particulièrement dans l’enseignement ordinaire fondamental, où la part modale passe de 3,45 % en 2018 à 6,2 % en 2025. Dans le secondaire, la progression est plus limitée mais reste positive. Le personnel scolaire adopte lui aussi davantage le vélo, avec une part modale passant de 5,0 % à 9,2 % sur la même période.

Cette transition est significativement plus forte au sein des écoles engagées dans un PDS, que ce soit dans le fondamental ou le secondaire.

Sur environ 850 écoles à Bruxelles, 336 établissements participent actuellement à la démarche des PDS, représentant plus de 100.000 élèves sur l’ensemble du territoire régional. Ces écoles bénéficient de différents outils pédagogiques et dispositifs d’accompagnement pour encourager la mobilité active, dont les programmes d’apprentissage du vélo adaptés au contexte urbain (Petit Cycliste, Cycliste de Bronze, d’Argent et d’Or).

Les écoles signalent toutefois plusieurs freins : charge de travail accrue des enseignants, rotation du personnel, délais pour certains soutiens pratiques, ou encore sentiment d’insécurité aux abords des écoles. Ces éléments montrent l’importance de poursuivre l’amélioration des environnements scolaires et le soutien opérationnel aux équipes éducatives. Malgré ces défis, les évaluations des outils existants sont particulièrement positives.