Entre 2019 et 2021, de nombreux dispositifs ont été installés pour limiter ou canaliser la circulation automobile. En 2024, de nouveaux aménagements ont été ajoutés pour ralentir les cyclistes. Plus récemment encore, certains rochers ont été remplacés par des blocs de béton. Cette accumulation progressive a profondément modifié le paysage du bois, sans respect du cadre ou cohérence globale.
Or, dans une zone classée comme le Bois de la Cambre, ces installations sont soumises à des règles urbanistiques strictes et des permis d’urbanisme sont requis. Cependant, à ce jour, aucune demande de permis n’a jamais été introduite.
À la demande de la Secrétaire d’État à l’Urbanisme, Audrey Henry, l’administration Urban.brussels a dressé un procès-verbal constatant ces infractions. Celui-ci a été transmis le 17 mars dernier à la Ville de Bruxelles. Une réunion entre la Secrétaire d’État, le bourgmestre de la ville de Bruxelles et une partie du collège s’en est suivie dans une volonté de trouver des solutions permettant à la fois de garantir la sécurité de tous dans le Bois de la Cambre, mais aussi le respect des règles urbanistiques.
Audrey Henry : « Le respect des règles urbanistiques n’est pas une option. Elles existent pour garantir la cohérence de notre cadre de vie et l’égalité de traitement entre tous. Quand un citoyen doit introduire un permis pour transformer sa façade, il est normal que les pouvoirs publics respectent eux aussi les règles. La réunion a permis d’éclaircir la situation et de créer un calendrier quant à la régularisation de la situation. Celle-ci passera par l’introduction de demande de permis d’urbanisme avant l’été Des solutions existent, mais pas les blocs de béton. »
Dans le prolongement de la Déclaration de politique régionale, Audrey Henry a également chargé son administration d’aller plus loin en établissant un cadastre régional des blocs de béton et dispositifs similaires installés dans l’espace public.
L’objectif est double : objectiver l’ampleur du phénomène et proposer des alternatives cohérentes.
« Bruxelles mérite mieux que des aménagements improvisés et successifs. Il existe des solutions plus qualitatives, plus esthétiques et surtout conformes aux règles. L’espace public doit être pensé dans la durée, pas au coup par coup », déclare le Ministre-Président, Boris Dilliès, qui soutient cette démarche et appelle à une approche plus cohérente pour l’avenir du Bois de la Cambre.
La Région entend désormais remettre de la cohérence dans l’aménagement de l’espace public, en conciliant respect du cadre légal, qualité de vie des Bruxellois et vision à long terme.